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| LE CIRC CONFIRME QUE LE DEPISTAGE DU CANCER DU COL CHEZ LES FEMMES ENTRE 25 ET 65 ANS REDUIT LA MORTALITE LIEE A CE CANCER |
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Le cancer du col utérin est en moyenne le deuxième cancer féminin le plus fréquent dans le monde, avec 500 000 femmes diagnostiquées et 250 000 décès chaque année. Près de 80 % des cas surviennent dans les pays en développement, et dans de nombreuses régions, ce cancer vient en tête des cancers féminins. Le CIRC, acteur clé de la prévention du cancer dans le monde
"Lune des missions clés du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), selon le Dr Peter Boyle, récemment élu à la tête de lorgane de recherche sur le cancer de lOMS, "consiste à apporter les outils et les méthodes de prévention, tout particulièrement aux pays qui ne disposent pas des ressources appropriées dans ce domaine." Un groupe de travail du CIRC, présidé par le Professeur Nicholas Day, de Cambridge, sest réuni à Lyon (France) du 20 au 27 avril 2004, pour évaluer lefficacité du dépistage du cancer du col à réduire lincidence et la mortalité liées à ce cancer.
Les programmes organisés de dépistage cytologiques sont efficaces
Le Groupe de travail a conclu quil disposait dindications suffisantes de ce que le dépistage du cancer du col par examen cytologique (frottis cervico-vaginal) prévient bien les décès liés à ce cancer. Les experts réunis ont toutefois souligné que pour atteindre au mieux cet objectif, il faut impérativement quil sinscrive dans un programme organisé doté dun contrôle-qualité à chaque étape du processus. Dans ces circonstances, on estime que lon peut atteindre une réduction de la mortalité de 80 % des femmes dépistées. De tels programmes sadressent aux femmes âgées de 25 à 65 ans; les femmes ne doivent pas se soumettre à un dépistage plus dune fois tous les 3 ans jusquà 49 ans, et une fois tous les 5 ans ensuite. Le Groupe de travail a également conclu que les progrès techniques comme une meilleure manipulation des échantillons cellulaires et linformatisation de lanalyse cytologique pouvaient aussi participer à la réduction de lincidence du cancer invasif du col utérin et de la mortalité liée à cette maladie.
Test de recherche du VPH
Le cancer du col utérin est le résultat rare dune infection par le virus du papillome humain (VPH), une infection sexuellement transmise fréquente, qui est en cause dans plus de 95 % de tous les cas de cancer du col. Cette voie infectieuse offre de nombreuses possibilités de lutte grâce au dépistage et à la vaccination. Dans ce contexte, les tests de recherche de lADN du virus dans un simple échantillon de cellules épithéliales se sont imposés comme un pas vers lidentification de lésions potentiellement précancéreuses. Le Groupe de travail a conclu quil disposait dindications suffisantes de ce que le test de recherche de lADN viral peut réduire la mortalité liée au cancer du col. "Lidentification du rôle du VPH dans létiologie et maintenant dans la prévention du cancer du col est une contribution majeure de lépidémiologie et de la science biomédicale à la lutte contre le cancer", estime le Dr Boyle. Il précise que "toutefois, il faudra encore beaucoup defforts pour que lon dispose dun test abordable, simple et fiable que lon puisse appliquer de façon très large dans le monde. Il sagit-là du prochain défi majeur que doit relever la prévention du cancer du col utérin".
Dépistage dans les pays en développement
La charge la plus lourde du fardeau du cancer du col pesant sur le monde en développement, les experts sintéressent aussi aux méthodes de lutte applicables à des régions à faibles ressources, et qui ont néanmoins une efficacité maximum pour réduire lincidence et la mortalité de la maladie. Bien sûr, si lon peut mettre en uvre un dépistage par frottis avec de bons taux de participation et un bon contrôle-qualité, il faut lencourager. Linspection visuelle du col après application dacide acétique (IVA) ou diode (IVL) est très prometteuse dans les pays à faibles ressources. Aujourdhui, ses effets au niveau épidémiologique pour réduire la mortalité par cancer du col ne sont pas encore clairs, et les indications de lefficacité de cette méthode ont par conséquent été considérés comme limitées. Des projets de recherche de grande échelle, menés au sein de la population sont en cours, dans le but de valider cette méthode de dépistage pour une application très large.
Le dépistage, composante de la politique de santé
Le Groupe de travail a identifié plusieurs domaines de recherche qui approfondiront notre compréhension des méthodes de dépistage et de leur applicabilité comme composante dune politique de santé publique.
"Le message pour les femmes de 25 à 65 ans dans le monde développé est que le dépistage est utile, sans danger et quil réduira en grande partie leur risque de mourir dun cancer du col", selon le Dr Nicholas Day, Président du Groupe. "En outre, il nest pas nécessaire de se soumettre à ce test plus dune fois tous les trois à cinq ans." Ceci est conforme au Code européen contre le Cancer (révision 2003), selon lequel "Les femmes à partir de 25 ans devraient participer à un programme de dépistage du col. Ceci devrait se faire dans le cadre de programmes dotés de procédures de contrôle-qualité conformément aux Orientations européennes dassurance-qualité en matière de dépistage du cancer du col de lutérus". (1) Dans le monde en développement, peu de pays ont les ressources ou linfrastructure nécessaires pour mettre en uvre des méthodes existantes et à lefficacité prouvée pour le dépistage. Au cours des prochaines années, les données réunies dans le cadre des recherches en cours feront, on lespère, des méthodes de dépistage à faible coût et de faible technicité une option valable dans ces régions, en attendant la mise à disposition de vaccins anti-VPH à léchelle industrielle.
Pour plus amples renseignements sur ce communiqué, prendre contact avec le Dr Peter Boyle, Directeur du CIRC (
), le Dr N.E. Day, Président du Groupe de travail (
), ou le Dr A.B. Miller, Vice-Président du Groupe de travail (
).
Le Résumé des données passées en revue est accessible ici (en anglais seulement). |
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(1) http://www.cancercode.org/code_09.htm (Anglais seulement) |
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World Health Organization
International Agency for Research on Cancer |
Organisation mondiale de la Santé
Centre international de Recherche sur le Cancer |
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